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Et si on s'acceptait?

mardi 27 juin 2017



Me voilà enfin de retour sur le blog! (j'ai l'impression de dire ça à chaque nouvel article)

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Quand les blogs sont apparus, beaucoup d'entre nous y ont trouvé un moyen de s'accepter, de gagner confiance et de se réconcilier avec notre image. Ma copine Louise avait d'ailleurs écrit sur le sujet il y a deux ans déjà. Ces derniers temps plus que les autres années je me sens influencée par tous ces diktats que nous impose la société. Est-ce que c'est l'approche de la trentaine qui veut cela? Notre génération? Notre environnement?

L'acceptation de soi est un travail de longue haleine et les réseaux sociaux, les blogs et la télé réalité ne nous aident pas forcément même si on voit apparaître des mouvements sous les hashtags  #bodypositive ou  #happybody

J'ai toujours été plus ou moins complexé depuis l'adolescence, comme tout le monde je pense. Mon blog m'a permis de mieux accepter l'idée que j'ai de moi et la course à pied m'a quant à elle aidée à gagner confiance en moi. Mais comme pour le sport ou le travail, parfois il y a des coups de moins bien.

Ces derniers temps, les beaux jours arrivants je me suis mise une grosse pression pour atteindre mon "bikini body" si bien que je scrutais tous les jours mon corps pour faire mon test ultime: voir si mes cuisses se touchaient.

Là où j'ai atteint le point de non retour dans l'horrible vision que j'ai de moi, c'est lorsque je me suis retrouvée chez H&M à essayer un maillot de bain jaune orange flashy que je trouvais ultra canon. Je voyais dans ces miroirs qui m'entouraient ma cellulite qui se reflétait à l'infini. En sortant de la cabine je me suis sentie encore plus mal et je me suis mise à pleurer de dégout. Grande première, je ne m'étais jamais mise dans un état pareil dans toute ma vie.

Alors pourquoi aujourd'hui? Pourquoi cette fois-là?


Je n'explique pas vraiment pourquoi mais je crois que ça a été un déclic. 

C'est quand même nul d'en arriver à se sentir aussi mal pour un maillot de bain mais il fallait que je sois honnête avec moi-même. Si ce corps ne me convenait pas c'est un peu de ma faute et je ne dois pas me trouver de fausses excuses. Ce même genre d'excuses que l'on trouve pour ne pas se (re)mettre au sport par exemple. Personne ne m'a forcée cet hiver à ne pas trop faire de sport ou à prendre du rab de raclette. Je devais rectifier le tir mais aussi voir la réalité.

Arrêter de se comparer


Un jour Romain m'a dit qu'il fallait que j'arrête de me comparer à des filles de vingt ans. Et c'est vrai que jusque là je n'avais pas pensé à cela. Je travaille avec des filles canons de 20 ans dans un magasin qui propose des vêtements aux filles de 20 ans et je suis tout un tas de nanas sur les réseaux qui ont toutes plus ou moins 20 ans elles aussi. 

Le problème dans tout cela c'est que je ne me regarde pas telle que je suis. Je vais avoir 29 ans et je suis maman La grossesse ne m'a pas mutilée le corps loin de là mais c'est un fait et je dois me dire que je ne suis pas si mal que ça.

Faire du sport et écouter son corps


J'ai été pas mal absente ici à cause d'une périostite qui m'a privée de sport pendant un mois. Cette blessure en plus de me frustrer a provoqué en moi un nombre incalculable de questions:

Est-ce que je vais pouvoir recourir un jour?
Comment vais-je faire si je ne peux plus chausser mes baskets?
De quoi vais-je bien pouvoir parler sur mes réseaux si je ne cours plus?
Est-ce que je ne vais pas prendre du poids et me ramollir?
etc... etc...


Au lieu de me reposer, cette période a mis en exergue mes doutes et mes peurs. Comme si mon équilibre et mon bien être dans la vie ne dépendait plus que de ma capacité à courir. Ma périostite a été un peu révélatrice de mon état d'esprit du moment.
Je ne courais plus pour me faire plaisir mais pour la performance, pour perdre mes kilos superflus, pour m'affiner. J'ai couru beaucoup, pas forcément de la bonne manière et mon corps n'a pas suivi. Pendant cette pause, je me suis persuadée d'avoir ce corps ingrat, mal proportionné et pas du tout féminin. 

Aujourd'hui la course à pied me manque et même si j'appréhende le fait de courir et de me blesser à nouveau je me dis que lorsque je reprendrais ce sera pour une seule bonne raison: le bien-être que cela me procure.

Prendre soin de soi


S'accepter ce serait un peu comme trouver la paix avec soi-même. Trouver le bon équilibre entre ce qui nous plait chez nous, ce que l'on peut changer en modifiant nos habitudes, notre hygiène de vie et nos imperfections. Soyons responsables et bienveillants, peu importe que cela passe par la ré-appropriation de notre corps grâce au sport, à l'achat d'une nouvelle garde-robe, une nouvelle coupe de cheveux ou des photos.

2 commentaires

  1. Je trouve ton article très touchant 😊 ! Pour ma part chaque personne est unique et j'ai appris à vivre avec mes défauts (j'ai ma période boutons / poignées d'amour , jai des tâches de rousseur que je n'aimais pas , le 36 est trop petit ..).. Je pense que l'on a qu'une vie et courir derrière un corps parfait ne fait plus partie de mes priorités , je hais le filiforme , une femme , une vraie c'est avec des formes et de la cellulite .. c'est la vie , La vraie vie pas celle des magazines qui nous pousse à consommer , de Photoshop ou de la fit girl qui ne mange que du quinoa 😂😂😂 (et fait un écart une fois par mois 😭😭) ! Être belle aujourd'hui c'est subjectif ... Tu es très bien comme ça ! Ne cherche pas à ressembler à telle ou telle personne sois juste toi , suis juste ton corps pas les diktat de la société !! Bisous !!!

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  2. Ton témoignage est touchant. Il n'est malheureusement pas aisé de s'accepter dans notre société actuelle qui est tout le temps dans le jugement.

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